D9CM2 APPROCHE SOCIO.LING.DIDAC.LANG (BIOGRAPHIE LANGAGIERE)

Bien qu’incomplète pour des raisons de révision automatique, bien vouloir se contenter de ce qui suit.

Je me nomme NGANKO NKWILANG Alain, j’ai 35 ans et je suis originaire du village BAZOU dans le Département du Ndé, Région de l’Ouest-Cameroun.

Depuis ma naissance, j’ai toujours été appelé à découvrir, encore découvrir, tout ce qui pouvait me sembler drôle ou étrange, tout ce qui pouvait ne pas être perceptible simplement, au point où mes parents se posaient beaucoup de questions à mon sujet. Issu d’une famille de Sept enfants, je suis le quatrième né et troisième garçon. Doté d’un pouvoir de compréhension rapide et très dynamique, je fais mes premiers pas à l’école Maternelle Publique Groupe 2 de Bangangté, arrondissement situé dans mon département de naissance. Dans ce département, les noms de personnes, d’objets et même d’animaux, ont une signification remarquable et les effets qui peuvent découler de l’attribution d’un nom peuvent  vous faire croire parfois aux choses supranaturelles, parapsychologiques, aux choses ésotériques etc.

En ce qui me concerne, je suis un adepte de la réalité et j’aime les langues, aussi vernaculaires, nationales qu’étrangères.

A en croire mes parents, mon nom « NGANKO » découle de deux expressions vernaculaires notamment ‘’NGA’’ qui signifie « celui qui» ou alors « colline de » et enfin « Non ! », puis,  ‘’NKO’’ qui veut dire « Aime, aimer », « pierres, cailloux ». Pour le second nom, le préfixe ‘’ Nkwi’’ veut dire  « prendre, progresser » et ‘’Lang’’ veut dire « l’envol, exceller, progresser, aller de l’avant ». Quand-à mon village BAZOU, écrit en MEDUMBA « BAA-ZEU », cette écriture signifie en terme clé « Ceux qui réfléchissent », « Hommes sages », « Personnes intelligentes ». Ces expressions sont extraites de la phonétique de ma langue de naissance, celle-là que j’ai qualifié tout au long de ce travail comme ma « langue maternelle ». Bien parlée dans ce département et même au-delà, elle est une langue riche de signification du fait de son adhésion par tous les Ndéens et même ceux qui ne le sont pas, que  j’ai nommé, le MEDUMBA (MŒDÛMBA). L’orthographe exacte de cette langue dépend de l’auteur qui l’a écrite. Je suis donc originaire d’un environnement (village) où les hommes évoluent, recherchent le savoir et prouvent leurs savoir-faire car, toujours propulsés vers l’avant par les efforts qu’ils fournissent ou produisent eux-mêmes.

Quand on transpose en français courant et en contexte sociolinguistique la phonétique, la dialectique et l’orthographe de ces expressions, je peux traduire mon nom NGANKO NKWILANG Alain en ces termes : « Alain,  homme sage qui excelle au milieu des hommes intelligents ».

Comme langue maternelle, je m’exerce depuis mon enfance à maîtriser les contours (orthographe, orthophonie) du MEDUMBA. A l’école maternelle et primaire, cette langue est apprise depuis quelques années (1999) au niveau des établissements publiques et privés de mon département d’origine, comme ceux d’autres départements, choisie au milieu de plusieurs langues environnantes,  suite à la réforme de l’éducation de 1996. Au cours de mon évolution (cursus) scolaire et universitaire, colonisation oblige, j’ai appris à lire, écrire, parler et utiliser le Français, l’Anglais et l’Allemand dans mes travaux. C’est ainsi que le Français est devenu fréquent dans ma vie depuis l’âge de 07 ans et, se trouve désormais considérée comme « langue principale » du fait de sa simplicité et de son extraordinaire facilité à apprendre. Après le Français, j’ai découverts à l’âge de 13 ans l’Anglais, qui reste comme « langue secondaire » pour moi, celle-là même que j’ai adopté comme deuxième langue de travail car elle me tient à cœur. Étant très intéressé par la connaissance des langues, j’ai opté depuis la classe de 6ème au Lycée, d’apprendre d’autres langues étrangères comme l’Allemand, que j’ai choisi comme « langue passive » aujourd’hui car, à cette époque-là, j’aspirais au métier de traducteur et la maîtrise des langues devenait pour moi un élément fondamental et très nécessaire. Les matières scientifiques étant mon domaine de providence et de prédilection, mes enseignants à cette période-là ont cru nécessaire de m’orienter en classe purement scientifique, ce qui justifie d’ailleurs mes multiples redirections ou orientations (Universitaires surtout), abandonnant ainsi le domaine littéraire.

Toutefois, l’Anglais est resté et demeure dans mon esprit (parce que appris dans toutes les institutions et dans la totalité d’établissements comme langue officielle de mon pays) mais, l’Allemand a perdu quelques faveurs, du fait non seulement de mon éloignement à cet apprentissage (l’Allemand ne s’apprenant pas dans le contexte purement scientifique technique dans mon pays) mais aussi, de l’absence de personnes pouvant m’aider à maintenir la flamme de cette langue autour de moi. Néanmoins, quand on s’exprime en Allemand, je me retrouve progressivement et je peux apprécier les mots clés ou les phrases.

Cependant, il faut dire que la classification que je donne aux langues (apprentissage formel ou informel) peut se présenter sous la forme d’un graphique que j’ai bien voulu vous faire découvrir au bas de ce travail. Il décrit l’évolution spatiotemporelle de l’apprentissage que j’ai fait, retrace sommairement mon aptitude à lire, parler ou écrire une langue tout au long de mon parcours. C’est donc ainsi que je décris le MEDUMBA comme langue maternelle pour la simple raison que c’est la langue de mes parents, de mes ancêtres et, je la maîtrise très bien. Le Français comme ma langue principale et l’Allemand comme langue passive.

Au-delà de toutes ces langues, d’autres langues se sont ajoutées à ma compréhension, soit pour des raisons de facilité sociale et culturelles, soit pour des raisons de migration. A ce titre, je suis familier et influencé depuis l’âge de 19 ans au SANGHO (parlé au Rwanda, Congo-Brazzaville), au LINGALA (parlé en RDC, au FON et au FAN (parlés au GABON et en Guinnée-Equatoriale).

Au Cameroun (pays ayant plus de 300 langues vernaculaires desquelles on a extrait et nationalisé environs), les langues écrites sont très rares mais, je tiens à préciser que celle que je parle comme langue maternelle est écrite, dotée d’une grammaire et d’une phonétique bien structurées. Elle est très connue sur le plan international. Celles qui sont écrites et qui sont régulièrement parlées sont qualifiées de « langues nationales ». Elles se rapprochent très souvent au niveau de l’intonation, de la grammaire, du son, de leurs significations (variant d’une tribu à une autre), de la phonétique et quelque peu de l’orthographe. Considérées généralement comme « langues BANTU », les langues vernaculaires que je parle et que j’écris parfaitement (une dizaine) ont une signification historique ou événementielle. Pour faire usage d’une langue, j’ai fait recours à mes capacités intrinsèques, à mon sens élevé de compréhension, à mon savoir et mon savoir-faire. Je me suis assis quelque fois sur des fondamentaux de deux courants psychologiques à savoir le béhaviorisme et le structuralisme, j’ai opéré des changements sur les plans orthophonistes et, trois facteurs clés ont guidé mes recherches et ont concouru à une amélioration de mes performances dans les langues :

  1. Facteur ‘’Temps’’ : (ma disponibilité physique à être présent lors des échanges) ;
  2. Facteur ‘’sensorimoteur’’ : (facilité de compréhension et d’adaptation, réflexes et pro-action immédiats, perceptibilité des concepts variée) ;
  3. Facteur de ‘’contrainte’’ : (être toujours là, abonné présent contre vents et marées).

Pour asseoir l’apprentissage et la compréhension des règles orthographiques et grammaticales d’une langue, je fais généralement appel aux outils techniques tels que les logiciels (pour certaines langues les possédant), les supports didactiques (matériels ou classiques) et électroniques (CD, VCD, DVD ou tuteurs linguistiques).

Pour les langues vernaculaires, notamment le BULU, le BATANGA, l’EWONDO, l’ETON, le DOUALA, le NUFI et le FE’FE’, mes parents m’inscrivaient pendant les vacances aux différents cours avec mes frères, ce qui faisait de nous des « privilégiés » et « très convoités » enfants, dans toutes les régions où les parents ont exercé. Ce qui fait qu’à ce jour, je suis employé dans les domaines des Renseignements, d’espionnage, de contre-espionnage dans mon service. Je suis donc Polyglotte de fait et passionné, au regard des services rendus à ma nation.

Comme langues étrangères que j’ai qualifié de « Principale » pour le français, de « secondaire » pour l’Anglais et de « Passive » pour l’Allemand, viennent de temps en temps se greffer le Latin et l’Espagnol dont la connaissance profonde nécessite à ce jour trop d’efforts, surtout sur le plan grammatical.

Ce qui m’a tout de même encouragé à rechercher cette pluralité linguistique c’est simplement « l’amour pour la culture personnelle » en contexte d’autonomie (seul) ou en contexte d’interdépendance (amis, famille, étrangers etc.).

Pour me résumer, les productions importantes en contexte individuel ou collectif ont marqué et ne cessent de marquer mon apprentissage. L’autoformation (passive et active) aux langues comme le Français, l’Anglais ou l’Allemand, reste pour moi un des moyens les plus rassurants du fait de la diversité d’outils de formation existants au niveau de la compréhension et de la mise en application des Abécédaires de ces différentes langues. Elle requiert parfois les apports extérieurs qui ne semblent pas toujours compréhensibles à vue d’œil. Ce n’est qu’au fur et à mesure que j’ai pénétré le domaine que j’ai découvert mes limites, mes manquements et, parfois, je me suis même découragé.

Faisant des efforts dans un but de m’exprimer couramment avec mon entourage, j’ai tenu jusqu’ici à améliorer ce que j’ai qualifié de « Problèmes Mineurs » à savoir, la Grammaire et l’Orthographe dans l’apprentissage de ces langues. Mon soucis étant au demeurant, de cerner les besoins des sociétés, surtout minoritaires et des couches défavorisées, afin d’apporter des solutions idoines aux problèmes rencontrés.

Mon auto-évaluation reposant sur la grille prescrite par le Conseil Européen relatif au Portfolio Européen des Langues (PEL), il est utile pour moi de terminer ce travail en vous faisant ressortir sommairement, le graphique qui découle des influences lors de mon cursus d’apprentissage des langues. Les différentes explications ayant été données plus haut.

Légende :

0-10 ans : apprentissage simple

10-20 ans : apprentissage pseudo-réflexif

20-30 ans : maturité psychologique

30 ans et plus : autoréflexion et apprentissage réflexif

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