D9CH1 (MONTAGE FINANCIER D’UN DISPOSITIF DE FOAD, LES GRANDS PRINCIPES)

Le montage financier d’un dispositif de FOAD requiert une réflexion de grande envergure, d’autant plus qu’elle reposera en partie sur  le budget imparti et nécessaire à son opérationnalisation et, les principes fondamentaux notamment le poids des investissements, le travail de coordination du montage et du suivi du dispositif, l’identification des coûts liés aux services d’accompagnement à distance comme en présence et enfin, l’identification des postes de dépenses permettant de distinguer les charges fixes liées aux investissements de lancement du dispositif et les charges variables liées aux coûts de fonctionnements induits par l’exploitation du dispositif et dépendant en partie des effectifs du public suivant la formation.

 

Cette gymnastique spirituelle nécessitant une compréhension totale du sujet qui nous est posé, fait transparaître la notion de « Grands Principes » qui vont nous permettre de donner des bases solides à notre projet.

 

A ce titre, le montage financier du présent dispositif requiert deux axes à savoir la « rentabilité » (selon que la formation soit extérieure ou profitable à un public externe à notre structure de formation), ou la « productivité » (selon les dispositions de leaderships escomptés vis-à-vis des autres structures de formation et en fonction du public cible obtenu).

 

Si nous partons sur la base que notre projet porte sur la productivité et la rentabilité en même temps, il nous semble complexe de concilier et de mobiliser  les ressources financières, humaines, logistiques et matérielles qui, combinées dans un ensemble, nous donneraient des résultats probants. Mais, une réalité subsiste, celle d’apporter à un grand public une solution de formation innovante et crédible, d’où la nécessité d’identifier de façon formelle les postes de dépenses clés, afin que le cadre budgétaire développé, que ce soit lors du montage du dispositif ou de son exploitation, tienne compte des spécificités d’organisation de la formation.

 

Ainsi, les grands principes qui vont nous permettre d’avoir des bases solides pour notre projet reposeraient sur quatre (04) entités comme ci-dessous évoqués et expliqués à savoir : les outils de construction du dispositif (1) ; les démarches à suivre (2) ; les spécificités du budget (3) ; l’identification des postes de dépenses (4).

 

  1. Les outils de construction du dispositif :

 

L’atout économique (si et seulement si il vise un certain effectif d’apprenants), la nécessité de dépasser le stade de l’expérimentation et la construction à proprement parler du dispositif de formation, doivent être pris en compte. Ainsi donc, la diversification des supports, l’intégration de services d’accompagnement à distance et en présence impliqueraient des coûts à prendre en compte dans le montage et nécessiteraient dans la phase de mise en place du dispositif l’élaboration d’un budget prévisionnel. La volonté politique aidant, la phase expérimentale d’un tel dispositif dépasserait les limites expérimentatrices  du fait de la densification des médias à utiliser et justifieraient à coup sûr les investissements au niveau de l’évaluation des coûts d’exploitations à prévoir au-delà de l’investissement initial. En ce moment, la recherche du bon agencement des moyens humains, matériels et financiers par combinaisons multiformes, l’évaluation des organisations et des coûts associés à cause des subventions temporaires, des dons et legs divers issus d’actions politiques incitatives, pourraient résorber la problématique des coûts par rapport à l’offre de formation idéale.

 

  1. Les démarches à suivre :

 

Ici, il est question de donner la latitude au concepteur de réfléchir lui-même sur les recettes devant contribuer à la construction du dispositif pour un équilibre entre les supports et les finances. Ce fait appel aux concepts de « cadrage du dispositif », de la « mesure approchée des marges de manœuvres » afin que les combinaisons escomptées ci-dessus trouvent leurs champs d’action dans l’évaluation des recettes avant la définition de la nature des prestations offertes dans le dispositif. C’est là la difficulté du montage qui se dégage car il faut mettre en exergue les tarifs pratiqués, l’organisation générale et une prévision d’inscriptions. Il est donc évident de faire recours à un inventaire beaucoup plus complet et possible de l’ensemble des coûts à prendre en compte pour l’organisation des combinaisons d’outils de formation à distance et des services d’accompagnement à distance et en présence, de pouvoir répertorier les éléments apparents et/ou cachés (temps/travail difficiles) tels que les services de tutorat et autres actions d’appuis, de faire une confrontation des budgets prévisionnels à différents moments de la vie du dispositif avec les dépenses réelles.

 

  1. Les spécificités du budget :

 

La plus part des dispositifs trouvent leurs expansions à ce niveau de la chaîne car, le poids des investissements marqués par les coûts de conception et de communication (différents des coûts de fonctionnement qui apparaissent généralement au moment de l’exploitation et liés au nombre de participants), la coordination du dispositif, où les temps de conception et de réalisation des supports et du dispositif ont un impact sur le produit fini, ainsi que l’identification réelle des coûts des services d’accompagnements à distance du fait des moyens techniques escomptés pour la transmission des modules de formation, doivent respecter les délais de réalisation prévus afin que les différentes étapes de coordination préalablement bien agencées, soient efficaces et que les coûts des SAD soient liées en majorité à l’exploitation future du dispositif.

 

  1. L’identification des postes de dépenses :

 

Deux grandes variables restent objectives dans la décision du concepteur, d’autant plus qu’elles sont essentielles tant au niveau de la réflexion de la mise en place du dispositif, de son montage, que de son exploitation. Il s’agit des « charges fixes » reposant sur les investissements de lancement du dispositif puis, les « charges variables » où les coûts de fonctionnement sont induits par l’exploitation du dispositif et les équipements utilisés, bien que ces équipements peuvent dans certains cas être considérés comme charges fixes.

 

Pour les dépenses d’investissements, nous pouvons retenir la conception des supports (impliquant le plus souvent une conception pédagogique) qui tient compte des conditions d’apprentissage des publics, la spécificité de la composante « distance » dans l’élaboration du parcours d’apprentissage ; la rémunération du concepteur au regard du niveau de formation, de la durée des formations, des supports de diffusion selon qu’on soit en présence ou à distance, du type de concepteur (enseignant, technicien, réalisateur, attaché de production etc.) et du moment (phase de conception et/ou phase de réalisation) ; la production des supports en référence aux emprunts effectués (droits d’auteurs, autorisations d’exploitation d’outils et/ou de supports), aux modules de formation, aux délais de réalisation expliquant le montage du dispositif ; les prestations nécessaires au développement des supports utilisés, la maintenance et/ou la sous-traitance avec le coût d’amortissement éventuel du matériel acheté.

 

Certains éléments liés aux charges variables sont aussi à citer tels que les frais de déplacements dû à l’éloignement, à la massification et à la densification des apprenants, l’alternance des temps de rencontre et de travail, l’organisation des séminaires d’échanges entre les acteurs ayant participés à la conception des cours ou des modules et enfin, la recherche des spécialistes. Cet ensemble se résume à la prévision des frais de missions regroupant les coûts de transports, les coûts d’hébergement et les frais de restauration.

 

Toutefois, certains facteurs variables restent importants, même si apparemment ils semblent ne pas agir directement dans la mise en place d’un dispositif de FOAD. Il s’agit sommairement des moyens de communication, qui sont déterminables soit par l’évaluation de l’ensemble des dépenses liées à la communication de la formation pour laquelle l’entreprise fait le montage financier, soit par la forfaitisation du coût des dépenses de communication à un pourcentage du prix de commercialisation de la formation./-

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